Ils en parlent

« Au fil de ses interventions en sauvage dans les rues, le collectif Random a peaufiné un savoir-faire à la croisée de l’éducation populaire, des manifestations spontanées et des installations plastiques. Son talent : écouter et restituer la rumeur de la rue, glaner doutes et paradoxes, craintes et aspirations des passants qui l’animent. […]

Le collectif fait partie de ces trentenaires (La débordante Cie, GK Collective…) porteurs d’une nouvelle militance en rue : davantage qu’ils n’assènent des vérités devant un public de convaincus, ils énoncent leurs doutes, en tendant à leurs congénères un miroir sacrément réfléchissant. »

Théâtre(s)n°3, Automne 2015, page 150, Julie Bordenave


Théâtre(s) n°3, Autumn of 2015, page 150, Julie Bordenave

Ils en parlent OUT!

« OUT !, c’est l’histoire de la découverte du dehors, où s’enchevêtrent fantasmes et ambitions.

Cinq personnages cloîtrés chez eux sont poussés à en sortir ; dans le grand bain de la rue, un groupe improvisé se constitue… Alors, on fait quoi pour dépasser nos peurs ? Visuellement, ça claque

Théâtre(s)n°3, Automne 2015, page 150, Julie Bordenave

 

« Au matin, le jeune collectif Random (OUT !), basé dans le Gers, réveille les voisins. Il occupe un immeuble d’où les comédiens sautent par les fenêtres avant d’entraîner le public dans un parcours où des clans vont s’affronter pour mieux s’émanciper. »

Libération, 23 Juillet 2015, Clémentine Gallot

 

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Libération, July 23, 2015, Clémentine Gallot

 

Ils en parlent (S) – Situation(s) Pélisson

« … Il est des aventures que l’on n’oublie pas, qui façonnent les contours intangibles d’un quartier, tout comme l’aventure Situation(s) Pélisson qui s’est déroulée au printemps 2015.

Grâce à Situation(s) Pélisson, la parole des habitants, mise en écrin, a fait récit. Ce type d’événement, fondateur pour Est Métropole Habitat, est une façon d’accompagner autrement les travaux de réhabilitation d’une résidence. »

Cédric Van Styvendael Directeur général d’Est Métropole Habitat

 

«Aujourd’hui j’ai ressenti la richesse qui coule du béton de mon quartier. Des frissons jusqu’au pied, des souvenirs exacerbés, des sourires contagieux, cette journée m’aura remuée.»

Marjorie Gambetta, résidente de Pélisson

 

«Random a réussi à faire émerger ce que les habitants ont dans le cœur et à nous le faire partager.»

 

«Bravo pour la qualité artistique, plastique et humaine de l’ensemble du parcours, pour le final tout en humilité, en mise en valeur des rencontres et des paroles, des habitants. Un joli choix de restitution d’un travail de terrain, d’une approche ayant permis des expressions intimes, sensibles, rassembleuses et constitutives. De très belles perles.»

Fabien Marquet, chargé de médiation culturelle au CCO de Villeurbanne

 

« ils ont juste voulu aller dans la rue avec leur outil artistique, c’est-à-dire leur corps, pour entendre ce que la rue avait à leur dire, pour expérimenter l’espace public ; et de ce qu’il se passerait lorsque de leurs expérimentations naîtrait un propos artistique.

Le processus de participation n’est pas au service d’un propos artistique ; c’est le propos artistique qui découle de la participation

Mais c’est avec leur projet Situation(s)que le processus de participation a été mis en œuvre à travers une démarche au long terme sur un territoire.

Leur volonté était de mettre en exergue le potentiel de ce territoire qui est pensé comme étant moche et dangereux pour les personnes qui n’y habitent pas. Le résultat qui a été montré est le fruit d’un long travail avec les habitants, car chaque installation a pu voir le jour grâce à la participation des habitants. ( …)

Pour considérer la participation comme une sorte de médiation, nous observons qu’il faut y articuler deux autres notions qui sont celles du temps et du territoire.

Mémoire rédigé en octobre 2015 Par Camille FUKAS

LES RAISONS DE LA PARTICIPATION DANS LES ARTS DE LA RUE.

Pourquoi les artistes de rue se saisissent-ils du processus de participation ?

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne// Master 2 professionnel Projets Culturels dans l’Espace Public

 

 

 

 

 

Villetaneuse : des statues parlantes sur le parvis de la future gare

C’est l’aboutissement d’un an de travail. Des habitants de Villetaneuse et le collectif Random ont dévoilé ce samedi sur le parvis de la future gare du tramway T11 trois statues parlantes un peu particulières. Trois Villetaneusiens ont prêté leur morphologie à ses œuvres : Bilal, un enfant métis, une jeune femme descendante d’esclave et un vieux chibani algérien.

Ils illustrent cette « œuvre mémorielle conçue autour de l’émancipation des peuples et des droits de l’homme et la liberté », explique Zineb Benzekri, codirectrice artistique avec David Picard de ce collectif originaire du Gers et spécialisé dans le spectacle de rue. La municipalité PCF, à l’origine de cette commande, avait souhaité « honorer ceux qui ont combattu les discriminations et les injustices ».

Un millier d’habitants ont été mis à contribution pour réfléchir autour de ces grandes questions. Les centres de loisirs mais aussi les maisons de retraite et aussi le supermarché du coin. Pour collecter les contributions, les artistes de Random arrivaient à bord de leur Randomobile. Trois volontaires se sont prêtés à l’opération moulage. « Nous avons mis en place des ateliers corporels pour arriver à définir comment on crée une posture de libération », détaille Zineb. Les trois personnages ont été immortalisés le poing tendu, une balle dans la main.

Un fondeur de Bobigny a sublimé ces prototypes en statues de bronze. Un ingénieux système sonore, commandé depuis un pupitre, permettra aux usagers d’écouter, avant de prendre le tram, les messages de combat et de liberté délivrés par les statues parlantes.

Random mène en parallèle deux autres projets en Seine-Saint-Denis, l’un dans les quartiers du Clos Saint-Lazare et de la Prêtresse à Stains, l’autre avec les habitants de l’immeuble Robespierre voué à la démolition à La Courneuve.

                                                                                                                                                                                                                                                                                        Le Parisien, 24 juin 2017

 

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